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Muriel Devaux, alors bibliothécaire en section jeunesse à la bibliothèque Louis Aragon d’Amiens, s’est inspirée d’un prix du meilleur premier roman décerné par des lycéens chaque année à Chambéry, et a transposé ce projet à Amiens, nouant des contacts à l’origine avec un lycée professionnel, et l’association « On a marché sur la bulle ».
L’idée forte du projet est d’utiliser la bande dessinée comme moyen de réconcilier des jeunes, le plus souvent en difficulté face aux livres, avec la lecture.
Les moyens utilisés sont de deux ordres : la bande dessinée, de par l’usage qu’elle fait de l’image, est proche des images qu’ils ont l’habitude de consommer, et la lecture leur paraît de prime abord moins fastidieuse. D’autre part, le fait de décerner un prix, à un jeune, en début de carrière professionnelle, est valorisant pour les lycéens, et leur permet de réfléchir aux difficultés rencontrées par de jeunes dessinateurs.
Pour nous, le fait de travailler avec des lycées professionnels ou agricoles est particulièrement important, et, dans la perspective d’une extension encore plus grande des classes et des structures participantes, nous souhaitons continuer à travailler avec ce type de structures.
L’idée de pouvoir échanger avec les auteurs du ou des albums sélectionnés, et donc la rencontre avec les classes, a amplifié l’intérêt du projet, aussi bien pour les auteurs lauréats que pour les jeunes.
Simple projet il y a sept ans, le prix meilleur premier album des lycéens picards est aujourd’hui une réalité, inscrite dans une logique d’animation de l’association «On a marché sur la Bulle», où la bibliothèque municipale d’Amiens, partenaire naturel dans le domaine du livre, joue pleinement son rôle à la fois de moteur et de relais. |
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